ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME en Midi-Pyrénées

Déchets

Exemples à suivre

Foyers-Témoins de Midi-Pyrénées

En 2007 et 2008, l’ADEME a soutenu en Midi-Pyrénées 6 opérations « Foyers-Témoins », en partenariat avec des collectivités ou des associations locales.
Ces opérations ont permis de mesurer l’impact des gestes de prévention mis en pratique par une centaine de foyers témoins volontaires : la quantité de déchets ménagers et assimilés a ainsi été réduite de 23 % !

Plaquette de présentation des résultats des opérations « Foyers-Témoins » (PDF - 365.1Ko)

Depuis, plusieurs autres collectivités se sont lancées dans une opération similaire (SICOVAL, Communauté d’Agglomération du Grand Rodez, SIRTOMAD, SYMAT…).

Une variante de cette opération a été réalisée en 2011 par le SICOVAL  (Communauté d'agglomération au sud-est de Toulouse) avec une opération « Élus Témoins ».

En passant de la théorie à la pratique pour certains gestes, ces élus ont pu renforcer leur conviction et témoigner du bien fondé de certains gestes ou de la facilité d’en réaliser d'autres.

Recyclage et valorisation des déchets organiques

Une enseigne de la grande distribution s’engage en Midi-Pyrénées !

Découlant de l’article 204 de la loi Grenelle 2, le décret du 11 juillet 2011 prévoit l'obligation de collecte et traitement des déchets organiques chez les gros producteurs, à partir du 1er janvier 2012, pour les quantités supérieures à 120 tonnes (80 tonnes en 2013, 40 en 2014, 20 en 2015 puis 10 en 2016). Il s'agit donc de détourner ce type de déchets des filières classiques de mise en centre de stockage ou d'incinération pour les orienter vers des valorisations matières organiques.

Dans ce contexte, l'ADEME a mené en 2012 une opération avec plusieurs magasins de l’enseigne de distribution Carrefour (moyennes surfaces, principalement).

Ainsi, dans le cadre de la Semaine européenne de la réduction des déchets organisée en novembre 2010, une dizaine de magasins Carrefour de Haute-Garonne ont participé, avec l’appui de l’ADEME, à une opération test de tri, collecte et valorisation de leurs déchets organiques.
Ces déchets ont été collectés sélectivement par la Société Cler Verts puis transportés jusqu’à leur plateforme de compostage de Bélesta en Lauragais (31).
En moyenne, 1,5 tonnes de déchets organiques ont ainsi été collectés, par magasin (des supermarchés et 1 hypermarché), durant cette opération.

Suite à cette phase expérimentale, 10 magasins Carrefour Market (moyennes surfaces) et 1 hypermarché Carrefour (grande surface) de l’agglomération toulousaine ont décidé de poursuivre cette action.

Les déchets organiques sont ainsi détournés de la filière classique d’élimination en vue d’être valorisés sous forme de compost, lequel favorise la vie biologique des sols et leur fertilité. Ces déchets proviennent des rayons fruits et légumes, fleurs et plantes en pots, traiteur et plats cuisinés, poissonnerie, boulangerie, pâtisserie et viennoiserie.
Ils sont collectés une fois par semaine par la Société Cler Verts, lors d’une tournée de ramassage collectif, puis compostés sur leur plateforme de compostage.
Parallèlement, lors du tri en magasin, les produits encore réutilisables sont orientés vers les voies de réemploi habituelles (Croix Rouge, Resto du Cœur,…).

Cette opération s’inscrit dans la logique de l’accord-cadre national signé par l’ADEME et Carrefour, accord qui prévoit des actions en matière de gestion des déchets organiques dans les différents types de magasins (petites, moyennes et grandes surfaces).

Les premiers résultats de cette opération collective sont encourageants.
Entre février et mai 2011, le volume total de déchets organiques collectés dans les magasins est ainsi passé de 6,6 tonnes à 21,3 tonnes par mois.
Les actions de sensibilisation menées auprès des salariés des magasins concernés durant cette période (réunions, réalisation d’un film pédagogique…) ont certainement contribué au succès de cette opération.

En moyenne, 0,6 tonnes à 1,9 tonnes de déchets organiques ont été collectés chaque mois dans les Carrefour Market. Des déchets devenus compost, améliorant la fertilité des sols au lieu de finir leur vie dans des incinérateurs ou centre de stockage de déchets.

Enjeux : l’exemple de l’hypermarché Carrefour de Portet-sur-Garonne (31)
70 tonnes de déchets organiques produits par an
représentant 17 tonnes de compost (potentiel)
11,4 tonnes de déchets collectés et valorisés entre février et mai 2011


Plateforme de compostage de Cler Verts à Bélesta en Lauragais (31)

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La Société Boyer utilise ses déchets pour produire du biogaz

La Société Boyer, située à Moissac, est l’un des plus importants producteurs de melons en France.
L’activité de l’entreprise est génératrice de déchets de melons et de prunes (1 800 tonnes par an), lesquels sont transportés à 30 kilomètres pour être éliminés.
Après avoir mis en œuvre un programme de management environnemental et de maîtrise de l’énergie, la société Boyer a choisi de traiter ses déchets en interne, en réalisant une unité de méthanisation.
En plus d’éviter la production de 1 800 tonnes de déchets, l’unité de méthanisation produit du biogaz qui sera valorisé par cogénération en électricité (pour alimenter le réseau) et en chaleur (pour les besoins de l’entreprise). L’autre résidu de la méthanisation, le digestat servira à fertiliser les terres de l’exploitation.

Unité de méthanisation de la société Boyer (nouvelle fenêtre). Voir le descriptif ci-après (JPG - 156.1Ko)
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

PSI - Pyrénées Service Industrie (65) : Première déchèterie d’entreprise du grand Sud conçue pour gérer la totalité des déchets des entreprises

Activité de l'entreprise : nettoyage industriel, gestion complète des déchets et produits attenants, transport de toutes marchandises ou produits.

Opération exemplaire : Création à Lannemezan (Hautes-Pyrénées) de la première déchèterie d’entreprise du grand Sud conçue pour gérer la totalité des déchets des entreprises.
Création d’une déchèterie d’entreprise à Tarbes.
Ouverture fin 2001 de l’espace de stockage DIB.
Courant 2002, mise en service du centre de transit pour les déchets dangereux.

Détails du projet :
La déchèterie comprend des espaces de stockage pour les déchets industriels banals (DIB), les déchets dangereux et les déchets toxiques en quantité dispersée (DTQD).
Un centre d’enfouissement technique (CET) de classe 3, une unité de broyage du bois et un CET dédié aux déchets d’amiante liée se trouvent également sur le site.


Espace de stockage des DTQD (photo PSI)

Intervention de l'ADEME :
L’ADEME a participé au financement de la déchèterie d’entreprise et de l’unité de broyage de bois, au travers du PRELUDDE (Programme REgional de LUtte contre l’effet de serre et pour le Développement DurablE).

Nouveauté :
Dans le cadre de son activité de dépollution des sites et sols pollués, PSI a développé une méthode innovante de stabilisation des terres présentant un ou plusieurs paramètres non conformes aux critères définissant un déchet inerte.
La Société a investi dans une centrale de stabilisation, en janvier 2011, permettant le traitement de 300 tonnes de terre par jour.
Les blocs de béton issus de ce procédé (répondant aux critères des déchets inertes) sont valorisés comme élément de confortement sur le pôle environnemental de PSI ou pour constituer des pistes ou aires de stockage.

La nouvelle centrale de stabilisation des terres (photo PSI)

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Société Jean Briane (12) : unité de traitement et de valorisation de filtres hydrocarbures usagés

Basée à Lédergues dans l’Aveyron, la SARL Jean Briane a mis au point une unité de traitement et de valorisation de filtres hydrocarbures usagés, avec le soutien de l’ADEME et de la Région Midi-Pyrénées.
Le traitement consiste à :

  • extraire l’huile noire restant dans les filtres,
  • séparer l’acier et le papier filtrant après passage dans 2 broyeurs.

Un filtre usagé pèse environ 750 g.
Il est composé de 55 % d’acier, 25 % de papier et 20 % d’huile.
L’acier récupéré est expédié vers des fonderies, les huiles vers des collecteurs agréés et les papiers sont valorisés comme combustible.
Si la capacité de l’unité de traitement est actuellement de 10 t par jour, la SARL envisage, à terme, de traiter 80 tonnes par mois de déchets.
Cette unité de traitement et de valorisation de filtres hydrocarbures usagés est la seule du Sud de la France.

Société Maille Environnement (81) : vidange et tri des déchets perchlorés

Le perchloréthylène (PER) ou tétrachloréthylène est un solvant chloré principalement utilisé dans les activités de nettoyage à sec, de dégraissage des métaux, des industries textiles, de la mégisserie et dans diverses fabrications industrielles. Les industries qui utilisent du PER sont susceptibles de générer des déchets contenant ce solvant en quantités plus ou moins importantes. Ces déchets sont classés alors dans la liste des déchets dangereux pour l’environnement. À ce titre, ils doivent être collectés et traités suivant la réglementation européenne en vigueur dans les pays concernés.

La société MAILLE ENVIRONNEMENT, située à Castres, exploite depuis 1997 un procédé de distillation sous vide des résidus perchlorés afin d’en extraire la part valorisable sous forme de PER régénéré.
Les déchets perchlorés sont très souvent collectés en petits fûts ou bidons de 30 à 40 kg.
Ils contiennent une boue plus ou moins pâteuse, composée de graisses, de fibres, d’eau, de PER et d’impuretés diverses solides.

MAILLE ENVIRONNEMENT a développé en 2010 et mis en service en 2011 une unité de vidange et de tri de ces bidons permettant de récupérer une boue perchlorée séparée de ses impuretés solides (plastiques, papiers, cartons, ferrailles….etc). Ce travail était jusqu’à présent entièrement manuel. L’ensemble de la nouvelle unité est situé dans une enceinte fermée en légère dépression, permettant de capter les vapeurs de solvants et de les épurer ensuite. Les bidons de déchets sont présentés sur un convoyeur par l’opérateur situé à l’extérieur de l’unité. Chaque bidon est retourné, perçé, vidé, lavé et brossé avant d’être expulsé hors de l’enceinte. Deux mélangeurs malaxent et homogénéisent alternativement la boue. Cette dernière s’écoule vers un ensemble filtre-piston qui sépare, sèche les impuretés et les évacuent. La boue liquide recueillie sous le filtre est alors expédiée vers une capacité de stockage qui alimentera ensuite le distillateur.

La mise en service de la machine de vidange et de tri a réduit au strict minimum la manutention des bidons de déchets par les opérateurs. Elle a supprimé des opérations jusque là pénibles et salissantes.

Autres exemples

Frigopolis (31) : unité de traitement des gros appareils électro-ménagers producteurs de froid (PDF - 2.5Mo)