ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME en Midi-Pyrénées

Économies d'énergie

Contexte régional

La recherche de la performance énergétique constitue une composante forte des actions de l’ADEME.

Dans ce domaine, l’Agence a bâti depuis de nombreuses années sa politique d’intervention autour d’actions spécifiques à chaque secteur de l’économie (bâtiments durables, transports…) et à chaque partie prenante :

  • les collectivités, acteurs incontournables des dynamiques volontaristes de territoires et de villes durables ;
  • les entreprises et le monde agricole, fortement concernés par l’utilisation rationnelle de l’énergie dans le contexte économique actuel ;
  • les particuliers, à la fois consommateurs et citoyens, à l’écoute des évolutions nécessaires de notre société vers une production et une consommation plus durable.

Utiliser de manière rationnelle l’énergie, c’est s’appuyer également sur les énergies renouvelables, afin de trouver un modèle énergétique qui permette de satisfaire de manière durable et équitable nos besoins, dans une société sobre en énergie et en carbone.

Au niveau national, l’ADEME a contribué à l’élaboration de visions énergétiques à horizon 2030 et 2050.

En Midi-Pyrénées, le Schéma Régional Climat-Air-Énergie (SRCAE) fixe 5 objectifs stratégiques pour la région à l’horizon 2020, dont la sobriété et l’efficacité énergétique font bien évidemment partie.


Présentation des visions énergétiques de l'ADEME à horizon 2030 et 2050 à Toulouse

Le constat est alarmant : sans agir fortement sur la performance énergétique des logements, sur nos comportements et sur l’organisation collective de la mobilité, les perspectives d’évolution démographique de Midi-Pyrénées vont amplifier l’impact de la crise énergétique.

Même si notre région reste moins consommatrice (2 tep/habitant) que la moyenne nationale (2,4 tep/habitant), la consommation d’énergie finale a augmenté de près de 13 % en 20 ans, avec un pic à 21 % en 2006 (chiffres : de 1990 à 2009 - source : OREMIP).

La diminution amorcée depuis 2006 est essentiellement due à la fermeture de plusieurs gros sites industriels et à une légère baisse de la consommation énergétique dans l’agriculture.

Les transports pèsent lourd dans le bilan énergétique régional (consommation d’énergie finale : 38 %).
L'augmentation des consommations de produits pétroliers accentue notre dépendance énergétique et engendrent également de fortes émissions de gaz à effet de serre (55 % des émissions globales de CO2 en 2009) et de particules.
La consommation d’énergie finale du secteur du bâtiment (résidentiel et tertiaire) est encore plus importante : 45 % de la consommation totale (31 % pour le résidentiel et 14 % pour le tertiaire).
Avec plus de maisons individuelles qu’ailleurs, des performances énergétiques médiocres, rénover le parc actuel devient un réel enjeu en Midi-Pyrénées.

Consommation énergétique du secteur résidentiel et tertiaire entre 1990 et 2009
Consommation énergétique du secteur résidentiel et tertiaire entre 1990 et 2009 (nouvelle fenêtre). Voir le descriptif ci-après (JPG - 94.4Ko)
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Descriptif détaillé du graphique (DOCX - 13.3Ko)

Consommation énergétique par secteur entre 1990 et 2009. Voir le descriptif détaillé ci-après

Descriptif détaillé du graphique (DOCX - 13.2Ko)

Consommation d'énergie finale en 2009. Voir le descriptif détaillé ci-après

Descriptif détaillé du graphique (DOC - 22Ko)

Répartition sectorielle des émissions de CO2 en Midi-Pyrénées en 2009

Descriptif détaillé du graphique (DOC - 22Ko)

Les tendances actuelles de l’évolution de la population régionale (vieillissante) indiquent que trois aires urbaines devraient fortement se développer à l’horizon 2040 : Toulouse, Montauban, et Foix-Pamiers (document INSEE 2012).
Toutes les 3 pourraient, selon l’INSEE, connaître une croissance de 35 à 40 % de leur population. Les enjeux énergétique sont donc considérables si l’on n’intervient pas sur nos modes d’organisation, d’urbanisme et de consommation.

Mettre en œuvre de petites améliorations ne suffira pas pour enrayer cette tendance.
Les villes doivent tenir compte des initiatives prises  sur leurs territoires, des approches citoyennes les plus propices à la transition énergétique (circuits courts, …) et en même temps s’inscrire dans les dynamiques engagées à l’échelle régionale, de la France ou de l’Europe.