ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME en Midi-Pyrénées

Production et conso durable

Action régionale

En Midi-Pyrénées, l’ADEME intervient auprès des différents acteurs du territoire afin de promouvoir et de diffuser les pratiques de production durable, d’éco-consommation et d’éco-communication, à moindre impact environnemental.

Production durable

Sommaire

En Midi Pyrénées, l’ADEME intervient auprès des différents acteurs économiques du territoire afin d’encourager la mutation des entreprises vers une économie verte.

Management environnemental

L'environnement devient progressivement l'une des principales composantes du management des entreprises, des collectivités, des administrations : c'est ce qu'on appelle le management environnemental.

En France, cette démarche, pivot du développement durable, est encouragée par les autorités publiques et bénéficie du soutien de l'ADEME.

La démarche de management environnemental peut prendre 2 formes :

  • L'approche « organisme » qui est développée sur les sites de production et peut se traduire par exemple par un éco-audit, la mise en œuvre d’une politique de management environnemental dans les très petites, les petites et moyennes entreprises (démarche ENVOL), une démarche de certification 1.2.3. Environnement, ISO 14001 ou EMAS (certification européenne). Elle constitue un outil de gestion interne à l'entreprise, fondé sur le principe de l'amélioration continue.

  • L'approche « produit » qui dépasse les murs de l'entreprise puisqu'elle conduit à concevoir ou à améliorer les produits de manière à minimiser l'ensemble de leurs impacts sur l'environnement, à toutes les étapes de leur cycle de vie (c'est-à-dire depuis la production des matériaux qui les constituent jusqu'à leur mise au rebut).

Le cycle de vie d'un produit. Voir le descriptif détaillé ci-après

Descriptif détaillé du schéma (DOC - 22Ko)

Le management environnemental présente de nombreux avantages pour une entreprise, quelle que soit sa taille.

Il lui permet notamment de :

  • gérer ses contraintes réglementaires ;
  • répondre aux exigences de ses donneurs d'ordres ;
  • construire une relation de confiance avec ses partenaires ;
  • optimiser ses coûts et maîtriser ses risques ;
  • pérenniser et améliorer sa compétitivité ;
  • mobiliser son personnel autour d'un sujet fédérateur ;
  • favoriser son intégration dans la vie locale.

Plus spécifiquement, l'approche produit permet à l'entreprise d'innover et d'améliorer ses produits en satisfaisant ou en anticipant les attentes du marché. Ainsi, d'année en année, les entreprises françaises confirment leur intérêt pour cette démarche.

En Midi-Pyrénées, une première opération pilote intersectorielle « Éco Conception à coûts maîtrisés » a été réalisée en 2007, dans 10 PME de Midi-Pyrénées, animée par l’agence AGATE et soutenue par la DIRECCTE et l’ADEME.
Elle a montré que l’éco-conception constitue l’un des leviers de l’innovation, ce qui permet de pérenniser et de favoriser le développement des PME, à travers l’amélioration de leurs produits.


Présentation des résultats de la première opération pilote intersectorielle

Pour aller plus loin dans cette démarche, il a semblé pertinent de lancer une nouvelle action collective dont l’objectif serait d’intégrer la dimension sociale et sociétale dans une approche produit.

Coordonnée par AGATE, cette deuxième opération collective, intitulée « Développement Durable et Éco-Socio-Conception », s'est déroulée entre 2009 et 2012, avec l’appui de deux cabinets de consultants : Efficient Innovation (spécialiste de l’analyse de la valeur) et Systèmes Durables (sur l’éco-conception).
Ce programme a permis d’intégrer la dimension sociale dans la démarche d’éco-conception de 20 PME et de former 5 bureaux d’études, avec l’appui de la DIRECCTE, de la Région, de l’ADEME et le soutien du FEDER.
Quelle que soit la taille et l’âge de l’entreprise, cette démarche a d’ores et déjà permis de mettre à plat un certain nombre de pratiques et de dégager des axes d’amélioration au sein des PME régionales.

Retrouvez dans la rubrique "Exemples à suivre" 7 retours d'expériences d'entreprises impliquées dans ces opérations collectives intersectorielles.

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Responsabilité sociale des entreprises (RSE)

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est la démarche qui consiste à rechercher une performance non seulement financière, mais aussi sociale et environnementale.

Elle se traduit par des pratiques fondées sur des valeurs éthiques de respect :

  • de toutes les parties prenantes de l'activité de l'entreprise (employés, fournisseurs, clients, actionnaires, concurrents) ;
  • de la communauté (collectivités locales, associations de consommateurs, ONG) ;
  • de l'environnement.

La RSE a de nombreux avantages pour les entreprises :

  • elle augmente leurs performances commerciales et financières ;
  • elle réduit à terme leurs risques juridiques, industriels et économiques ;
  • elle renforce leur compétitivité.

ISO 26 000 est la norme internationale qui vise à fournir aux organisations les lignes directrices de la responsabilité sociétale et environnementale.

En Midi-Pyrénées, la Chambre régionale de Commerce et d'Industrie de Midi-Pyrénées, l'ADEME, la DIRECCTE, l'Agence de l'Eau Adour-Garonne et le pôle Aerospace Valley ont lancé, en 2011, le Club « Dirigeants durables Midi-Pyrénées ».

Objectifs :

  • créer une dynamique de dirigeants qui s'engagent dans une démarche de RSE ;
  • créer l'émulation par l'exemple plutôt que par la contrainte ;
  • mettre à disposition des entreprises un centre de ressources et un support d'accompagnement collectif ;
  • encourager la labellisation des entreprises qui devrait monter en puissance sous l’effet de la parution de la norme ISO 26000, des exigences des donneurs d'ordre et du besoin de reconnaissance des entreprises ;
  • n'engager que des projets de développement durable créateurs de valeur en mettant à disposition des entreprises des méthodes capables de la mesurer (capital financier et immatériel).

Écologie industrielle

L’écologie industrielle (EI) s’inscrit dans l’écologie des sociétés industrielles, c’est-à-dire des activités humaines productrices et/ ou consommatrices de biens et de services.

Sa mise en œuvre vise à rendre compatible les actions humaines avec les capacités de la biosphère. L’écologie industrielle peut porter sur une filière, une entreprise, un établissement industriel, une zone industrielle, un territoire, une région, une matière…
Elle se réfère à des méthodes, à l’écologie scientifique, à la thermodynamique, à la sociologie des organisations…

L’écologie industrielle constitue ainsi un champ de recherche pluri et interdisciplinaire, mais aussi une démarche d’action dans la perspective d’un développement durable.

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Consommation durable

Sommaire

En matière de consommation, la Direction régionale de l’ADEME mène de multiples actions.
Elle élabore des outils et des méthodologies dans le domaine de l’éco-responsabilité des collectivités et des entreprises.

Elle participe, aux côtés des collectivités territoriales concernées, à la mise en place de Plans et Programmes Locaux de Prévention, afin de diminuer la production de déchets ménagers.

Elle accompagne également des actions de sensibilisation grand public à l’éco-consommation.
Au-delà de ces actions concrètes, la Direction régionale de l’ADEME lance également des études stratégiques afin de pouvoir proposer, dans les années à venir, des solutions adaptées à une production et une consommation plus durables.

Consommation éco-responsable et grande distribution

En 2010, la Direction régionale de l’ADEME a confié une mission à une quinzaine d’étudiants de Sciences Po Toulouse sur le thème de l’éco-consommation dans le secteur de la grande distribution.

Objectifs du projet : analyser la situation actuelle de la consommation éco-responsable au sein de la grande distribution – via une étude bibliographique et une enquête de terrain menée auprès des consommateurs et des distributeurs – et déterminer les leviers d’action pour une accélération des changements de comportements.

Après 8 mois de travail prolifique, la masse d’enseignements présentés par les étudiants est importante.

Ainsi, les distributeurs indiquent, à titre d’exemples, que la notion de consommation éco-responsable évoque surtout pour eux « le bio, l’équitable, le local et les produits de saison » et que vendre des éco-produits valorise l’image de l’enseigne. Ils proposent, en outre, une meilleure mise en valeur de ces produits dans les rayons, une baisse des prix et des actions de sensibilisation de la part de l’ADEME ou d’associations.

Du côté des consommateurs, l’enquête de terrain révèle notamment que 62,5 % des personnes interrogées consomment des produits éco-responsables « complètement » ou « pour certains produits » et que les achats de produits bio et locaux sont en forte progression.
En outre, les clients des magasins souhaitent davantage de promotions sur les éco-produits (67 %), le développement de l’offre de produits locaux (66 %) et une meilleure information (58 %).

Enfin, en termes de leviers d’action, les propositions des étudiants s’organisent autour de 5 axes stratégiques, 7 objectifs opérationnels et 47 actions.

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Produits de maraîchage : opération pilote portant sur les impacts environnementaux des circuits courts maraîchers de proximité en Midi-Pyrénées

Désignant les circuits de vente directe ou avec un seul intermédiaire, situés à une distance raisonnable du consommateur, la terminologie « circuits courts de production » englobe une très grande diversité de circuits de production et de commercialisation : vente à la ferme, magasins de producteurs, AMAP, marchés paysans, jardins d’insertion…

La pratique du jardinage au domicile et les jardins collectifs (jardins familiaux, jardins partagés, jardins ouvriers) sont une variante non marchande où la production est auto-consommée par le producteur lui-même.


Jardins partagés de Labège (31)

Jusqu’à présent, aucune étude ne permettait d’affirmer que ces circuits courts étaient, sur le plan environnemental, plus vertueux que les circuits longs, notamment en termes de consommation d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre.

C’est la raison pour laquelle la Direction régionale de l’ADEME a mené une opération pilote.

L’analyse de différents types de circuits courts de proximité régionaux maraîchers a permis de définir des conditions organisationnelles et culturales optimales afin de minimiser l’impact « effet de serre » de ces circuits.

En maraîchage (au stade de la production), le respect de la saisonnalité des produits est davantage déterminant que le mode ou la distance de commercialisation.

En effet, si les impacts du transport de produits alimentaires sont significatifs, plus de proximité ne signifie pas systématiquement moins d’émissions de gaz à effet de serre ; notamment si les moyens de transports sont inadaptés, si la logistique est insuffisamment optimisée ou si le comportement du consommateur est inadéquat.

Ainsi, sous réserve de respecter les recommandations d’optimisation qui ressortent de l’étude, la promotion et le soutien des circuits courts de proximité peuvent trouver leur place dans les politiques de lutte contre le changement climatique en général et les Plans Climat énergie Territoriaux en particulier.

Par ailleurs, les circuits courts permettent de renforcer le lien entre le producteur et le consommateur, entraînant une réflexion de celui-ci sur l’ensemble de ses actes de consommations (au-delà du poste alimentation), remise en cause qui est généralement suivie d’une amélioration positive de son bilan environnemental global.

En outre, ces circuits courts peuvent être créateurs d’emplois locaux, tout en sécurisant le modèle économique du producteur et en permettant au consommateur de payer un prix « juste ».

Complémentaires des circuits longs, les circuits courts de proximité peuvent donc répondre localement à une partie des besoins alimentaires de la population, en fonction de la capacité agronomique du territoire et en restant vigilant sur leur performance environnementale.

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Communication responsable

Sommaire

Les actions de communication – édition de plaquettes, organisation de manifestations… - engendrent des impacts sur notre planète : consommation de ressources naturelles, utilisation de produits dangereux, production de déchets, pollution liée au transport…

Il existe pourtant une solution pour limiter ces impacts : adopter une démarche d'éco-communication.

Les initiatives nationales de l'ADEME

L'ADEME est un véritable précurseur dans la formalisation d'un certain nombre de pistes et outils d'améliorations environnementales pour la conception et la réalisation de publications et de manifestations.

De ce travail de réflexion est né notamment « Le guide de l'éco-communication », édité en 2007.

Parallèlement, l'Agence a noué ces dernières années des partenariats avec les professionnels de l'événementiel, de l'édition et de la publicité afin de les inciter à prendre en compte cette nouvelle approche éco-citoyenne de leurs métiers.

En outre, un site portail national dédié à l'éco-communication a été créé, véritable centre de ressource sur Internet.

Enfin, l’ADEME a conçu ADERE, un autodiagnostic environnemental pour les responsables d'évènements, permettant d'auto-évaluer l'impact environnemental des manifestations et d'identifier des pistes d'amélioration.

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Les actions de la Direction régionale

En Midi-Pyrénées, l'ADEME contribue également à l'essaimage de cette démarche d'éco-responsabilité auprès des professionnels de la communication.

En matière événementiel, la Direction régionale a apporté ponctuellement ces dernières années une aide technique à des prescripteurs locaux, des structures-relais et à certains organisateurs de manifestations soucieux de limiter l'impact environnemental de leur opération : Comité départemental du tourisme et des loisirs du Gers, Toulouse Convention Bureau, festival de bandas de Condom (32), festival « Rio Loco » (31), salon « Maison bois et éco-énergie »…


Festival de bandas de Condom (32) : poubelle pour les bouteilles plastiques et alu
 


Festival Rio Loco de Toulouse (31) : gobelets réutilisables

 

En outre, l’ADEME a apporté son soutien à la création d’un annuaire des prestataires et des acteurs éco-responsables en Midi-Pyrénées.

Cet annuaire – conçu par l’association Elémen’terre, en étroite collaboration avec l’ADEME, l’ARPE et les CPIE de la région – facilite la mise en relation d’organisateurs d'événements soucieux de mettre en place des solutions éco-socio-responsable avec des structures capables de proposer localement des alternatives sociales, économiques et environnementales au plus près de leurs besoins.

Ces prestataires et acteurs sont regroupés dans 11 catégories d'activités.

Ainsi, un organisateur d'événements peut désormais trouver en quelques clics un restaurateur, une imprimerie, un service de billetterie ou encore un lieu d'hébergement engagé dans cette démarche de développement durable.

Consulter l'annuaire en ligne

L’ADEME a fait également réaliser un stand éco-conçu, non seulement pour répondre – de manière cohérente – à ses propres besoins en terme d'aménagement de stand, mais également pour inciter les acteurs de l’événementiel à développer une offre de stands éco-conçus ou à acquérir ce type de stand.

En outre, pour faire face aux sollicitations de plus en plus nombreuses des organisateurs d'événements, la Direction régionale de l'ADEME et l'ARPE Midi-Pyrénées ont édité, en 2008, le guide « Vers l'éco-responsabilité des manifestations en Midi-Pyrénées », pour agir sur le plus grand nombre d'évènements dès aujourd'hui.

Conçu à l'intention des organisateurs d'évènements publics ou privés, ce guide présente des solutions opérationnelles pour aborder d'une autre façon l'organisation d'un évènement en Midi-Pyrénées :

  • conseils méthodologiques et chronologiques,
  • repères en termes d'acteurs et de labels,
  • bilans d'expériences concrètes.

En juin 2016, l'ARPE a édité la "V3" (version 3) de ce guide.
Intitulé « Organisation d’événements et développement durable », cette nouvelle version intègre les 3 volets du développement durable (économique, environnemental, social) et fait un focus sur l’importance de l’évaluation des actions menées, en proposant de nombreux exemples d’indicateurs de suivi.

Les 2 partenaires ont également fait réaliser des totems « déchets » de 5 m de haut pour identifier l’emplacement des poubelles de tri. Ces totems sont prêtés gratuitement aux organisateurs de manifestations.