ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME en Midi-Pyrénées

Transports

Action régionale

Management de la mobilité

Sommaire

Nos déplacements quotidiens se répartissent ainsi : domicile-travail 41 %, déplacements professionnels 22 %, domicile-achats 20 % et domicile-loisirs 17 %.
En ville, la moitié des déplacements inférieurs à 3 km s’effectuent en voiture alors qu’elle émet 2 à 3 fois plus de CO2 que le bus, 10 fois plus que le train et 20 fois plus que le tramway.
Il est donc important de proposer des offres de transport alternatives à la voiture qui conviennent au mieux à la demande de mobilité des usagers.
C’est la raison pour laquelle la Direction régionale de l’ADEME accompagne les politiques et les initiatives locales pour des transports moins polluants.

Les Plans de déplacement entreprises (PDE)

Les déplacements vers le lieu de travail sont majoritairement effectués en voiture particulière. En moyenne, on retrouve 1,2 personnes par véhicule aux heures de pointe.
Pourtant, l’accès « autosoliste » n’est pas la seule solution pour se rendre sur son lieu de travail.

Le PDE est une démarche visant à aborder de manière globale et intégrée la problématique de tous les déplacements liés à l’activité d’une entreprise (il peut également s’agir de collectivités, d'administrations, de centres commerciaux, de lieux d’études…). Il est également un bon moyen d’aborder la prévention du risque routier.

Trois périmètres peuvent donc être abordés :

  • Les déplacements domicile-travail des salariés.
  • Les déplacements professionnels.
  • Les déplacements des stagiaires, visiteurs, fournisseurs…

Le PDE permet d’identifier les potentiels et d’engager des actions de changement de comportements en centre urbain comme en milieu rural, l’objectif étant d’optimiser et de rationaliser ces déplacements ainsi que de promouvoir l’utilisation de modes alternatifs à l’autosolisme.

Les zones d’activités représentent un potentiel fort : les problématiques d’accessibilité et de mobilité des personnes n’ont parfois pas été prises en compte en amont de l’aménagement.
Engager un Plan de déplacements inter-entreprises (PDIE) permet de mutualiser les moyens, d’intégrer les PME/ TPE dans le dispositif et de multiplier les possibilités d’actions (covoiturage, restaurant inter-entreprises, négociations avec les pouvoirs publics…).

Accompagnement ADEME :
Vous êtes intéressés par la mise en place d’un PDE dans votre entreprise ou votre collectivité ?
L’ADEME met à votre disposition un ensemble de ressources méthodologiques sur cette thématique.
Afin de multiplier les démarches sur le territoire régional, l’ADEME travaille également aux côtés des collectivités et des chambres consulaires afin d’œuvrer ensemble à la promotion et l’accompagnement des acteurs intéressés.

 
Garage à vélos et place réservée au covoiturage dans le cadre du PDE de l'Institut Claudius Regaud

L’écomobilité scolaire

Partant du constat que 75 % des enfants sont accompagnés à l’école en voiture alors que la distance domicile-école n’excède généralement pas le kilomètre, des démarches d’écomobilité scolaire ont été engagées, depuis quelques années, afin de replacer les modes alternatifs au cœur des déplacements scolaires.
Ainsi, des initiatives telles que Carapatte et Caracycle, encouragées par l’ADEME, favorisent la marche et le vélo.


Caracycle de Tournefeuille (31)

Carapatte de Quint-Fonsegrives (31)

Carapatte fonctionne sur le principe du bus : plusieurs bénévoles accompagnent à tour de rôle un groupe d’enfants sur le chemin de l’école.
Le ramassage scolaire est déterminé à l’avance : itinéraire, points d’arrêts, horaires fixes.
La ligne est conçue pour être rapide en privilégiant la sécurité des enfants.
Caracycle fonctionne sur les mêmes bases mais en vélo.

De nombreux avantages sont mis en avant par les différents acteurs (parents, enseignants, élus et enfants) :

  • amélioration de la sécurité aux abords des écoles par la réduction du nombre de véhicules ;
  • réduction des nuisances (pollutions, bruit…) ;
  • économies de temps et d’argent ;
  • premier apprentissage du code de la rue ;
  • lutte contre les problèmes d’obésité (1 enfant sur 6 concerné) ;
  • développement de la convivialité (parents d’élèves, voisinage…).

Accompagnement de ces démarches :

En 2008, l’ADEME, les associations « Bleue comme une orange » et « Graine Midi-Pyrénées » ont créé « MOBI’dule », un réseau régional fédérant les initiatives d’écomobilité scolaire, constitué de 9 structures relais réparties sur l’ensemble du territoire régional.
Le réseau accompagne les porteurs de projets (enseignants, parents et collectivités), sur les plans techniques et pédagogiques.

Plus de 50 projets sont recensés à ce jour en Midi-Pyrénées.

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Territoires et déplacements

Sommaire

Les territoires ont un rôle majeur à jouer dans l’organisation des déplacements.
En effet, l’organisation des transports collectifs, le stationnement et la voirie relèvent de la compétence des collectivités territoriales.

La Planification des déplacements

En 1996, la loi LAURE sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l'Énergie (renforcée ensuite par la Loi SRU de 2000) a rendu obligatoire la mise en place de Plans de Déplacements Urbains (PDU) au sein des agglomérations de plus de 100 000 habitants.
Le PDU constitue un cadre de réflexion et de proposition de principes pour la réorganisation de l'ensemble des déplacements à l’échelle d’un territoire sur une durée de 10 ans.

Les orientations générales des PDU portent sur :

  • la diminution du trafic automobile,
  • le développement des transports collectifs et des moyens de déplacement économes et moins polluants,
  • le rééquilibrage modal du réseau principal de voirie d’agglomération,
  • l'organisation du stationnement,
  • le transport et la livraison de marchandises,
  • le management de la mobilité.

Sur le modèle du PDU, des démarches volontaires ont été engagées par des collectivités de moins de 100 000 habitants couvrant l’ensemble de ces thèmes ou se focalisant sur les modes doux ou actifs : schémas modes doux et des schémas directeurs vélo.

Les démarches de planification des déplacements poursuivent les objectifs essentiels de protection de l’environnement, de santé publique, d’accès de tous à la mobilité, de diminution des nuisances ainsi que de sécurité des déplacements.

Accompagnement ADEME :
L’ADEME peut accompagner les collectivités désireuses de s'engager dans une démarche de planification des déplacements (méthodologie, sensibilisation, voire financement sous conditions).

 

Les nouveaux services à la mobilité

De nouveaux services à la mobilité ont émergé ces dernières années pour répondre à des demandes de déplacements diffuses dans le temps et dans l’espace (dues à l’étalement urbain et à des pratiques sociales qui évoluent), pour faire face aux limites des transports collectifs conventionnels, pour lutter contre une forme de précarité et d’exclusion en milieu rural, pour réduire le coût des déplacements ou pour offrir des alternatives à la voiture individuelle :

  • transport à la demande,
  • vélos en libre service (VLS),
  • services complets autour du vélo,
  • covoiturage,
  • autopartage,
  • billettique intermodale,

Ces services trouvent leurs usages dans des situations où les bus, cars ou trains ne sont pas compétitifs : horaires décalés, zones d’habitat et d’emploi trop diffuses, charges lourdes ou volumineuses à transporter…
Mis bout à bout, les nouveaux services à la mobilité et les transports collectifs constituent une palette multimodale complète, une alternative crédible et efficace à l’utilisation de la voiture particulière.
Plusieurs initiatives ont vu le jour en Midi-Pyrénées (voir liens utiles ci-contre), avec l’appui de l’ADEME et de la Région.

 

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Transport de marchandises

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Midi-Pyrénées compte environ 1 000 entreprises inscrites au registre des transporteurs. Elle possède quelques plateformes logistiques d’importance (en particulier le long des autoroutes qui la traverse) et accueille le port sec de Barcelone entre Toulouse et Montauban.

Objectif CO2 : les transporteurs s’engagent

Lancée en mars 2007, la charte d'engagements volontaires de réduction des émissions de CO2 dans le transport routier de marchandises permet à toute entreprise de ce secteur de s'engager, sur 3 ans, dans un plan d'actions concrètes et personnalisées, en vue de diminuer leur consommation de carburant et, par voie de conséquence, leurs émissions de CO2.

La charte prévoit une amélioration sur 4 axes :

  • véhicules,
  • carburants,
  • conducteurs,
  • organisation des flux.

Trois ans après la signature de la charte régionale (le 17 juin 2010) avec l’ensemble des partenaires (État, ADEME, Région et Fédérations des transporteurs TLF, FNTR, OTRE et FNTV), le bilan est positif.
49 entreprises de Midi-Pyrénées ont signé à leur tour cette charte régionale, mi 2013.
Cette démarche volontaire a été étendue au secteur du transport routier de voyageurs. En Midi-Pyrénées, 18 transporteurs ont signé la charte "Objectif CO2 voyageurs" en 2013.
Au total, 3 489 conducteurs et 3 215 véhicules sont impliqués dans ces engagements (marchandises et voyageurs) en Midi-Pyrénées.

Accompagnement :
L’ADEME et la DREAL aident directement les entreprises qui le souhaitent, de la prise en main des outils d’accompagnement jusqu’à la signature de la charte.
Depuis 2012 un chargé de mission cofinancé par la fédération GTP31, l’ADEME et le FEDER anime l’activité à l’échelle régionale pour une période de 3 ans et accompagne l’ensemble des entreprises de transports de marchandises et de voyageurs souhaitant s’engager dans la démarche.

 

Le transport de marchandises en ville (TMV)

Le transport de marchandises en ville est indispensable au dynamisme économique de nos cités.
Chacun s’accorde, cependant, à reconnaître les nombreuses nuisances qui en découlent : congestion des rues, pollution atmosphérique, bruit, conflits d’usage avec les autres modes de déplacements.
Pour y remédier, il n’existe pas de solution unique, chaque ville ayant ses particularités.
Les professionnels et les pouvoirs publics s’attachent à développer des réflexions autour de plusieurs axes.

La réglementation des livraisons :
La réglementation constitue un des principaux leviers d'action dont dispose la collectivité pour maîtriser les flux de marchandises à l'échelle d'une agglomération et pour assurer la cohérence des politiques “marchandises” et “voyageurs”.
Imposer une taille de véhicule, des horaires ou des lieux de livraisons permet de fluidifier le trafic et de limiter les conflits d’usage.

Les Centres de Distribution Urbains (CDU) :
Les CDU partent du constat que les opérateurs de transport sont nombreux, leurs destinataires multiples et que chaque commerçant reçoit plusieurs prestataires. Cette multitude d’acteurs engendre congestion et conflits d’usage de la voirie.
Les CDU s’inscrivent dans une logique de concentration des flux autour d’une plateforme commune permettant ensuite une diffusion du dernier kilomètre mutualisée.
Les avantages sont multiples pour les entreprises (gain de temps et d’argent en s’affranchissant du dernier kilomètre), pour les commerçants et les artisans du centre ville (gains de temps par la baisse du nombre de réception) et pour la collectivité (moins de nuisances par la baisse de nombre de poids lourd en circulation).

Les aires de livraison réservées :
Améliorer l’accueil des véhicules de livraison en ville permet d’en limiter les nuisances : la diminution du stationnement illicite entraîne moins de congestion, plus de sécurité pour les piétons et les livreurs, un gain de temps. Comme pour les places de stationnement, une rotation accrue des arrêts sur les aires de livraison est favorable à l'attractivité commerciale.

Les services liés aux commerces :
Les flux motorisés engendrés par les achats des particuliers peuvent représenter plus de 50 % des mouvements de marchandises en ville. Or, ces flux sont majoritairement réalisés en voiture particulière et sont fortement orientés vers les centres commerciaux implantés en périphérie des villes.
Les services liées aux commerces peuvent prendre diverses formes : livraison des achats à domicile, e-commerce…
La mise en place de tels services permet de redynamiser l’attractivité des commerces de centre-ville tout en apportant une dimension sociale (service à la personne) et environnementale via des circuits de distribution mutualisée.
Ils favorisent le rééquilibrage modal puisque la voiture n'est alors plus indispensable pour faire ses achats.

Les véhicules sobres dédiés aux livraisons en ville :
Les collectivités font de plus en plus fréquemment le choix de limiter les nuisances environnementales en limitant les accès centraux aux véhicules les plus polluants. Certains professionnels du transport de marchandises en ville se sont donc adaptés pour répondre aux demandes des collectivités en intégrant des véhicules plus propres dans la chaîne logistique :

  • motorisations modernes moins polluantes : Euro V ou EEV ;
  • carburants alternatifs : électrique, hybride, GNV ;
  • véhicules plus compacts : triporteurs, VUL, porteurs…

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Technologies

En matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les véhicules les moins gourmands sont à privilégier.
Les énergies de substitution constituent également une autre voie possible. Ces énergies sont propices, à moyen terme, à un fort développement sur des usages précis, notamment pour les flottes captives (collectivités et entreprises).

Accompagnement :
Des aides à l’acquisition existent pour soutenir les acteurs intéressés par ce type de véhicules.
Elles diffèrent selon la catégorie de véhicules et selon le bénéficiaire.
Les véhicules particuliers (VL et VUL) rentrent dans le dispositif gouvernemental de bonus/ malus écologique. Mis en place en 2008, il permet à toute personne morale de bénéficier d’une remise sur l’achat d’un véhicule peu émetteur de CO2. Inversement, un malus est apposé sur l’acquisition des véhicules les plus émetteurs. Ce dispositif est géré par l’Agence de Services et de Paiement (ASP).

 

Bornes publiques de recharge pour véhicules électriques : le déploiement est en cours en Occitanie

La transition énergétique dans laquelle s’est engagée la France concourt à faire du véhicule électrique un élément important et incontournable de la mobilité durable de demain. Néanmoins, pour que ce pari réussisse, il est indispensable de fournir aux utilisateurs des infrastructures de recharge adaptées.

En effet, si l’essentiel des recharges se fera au domicile ou sur le lieu de travail, la disponibilité de bornes de recharge en accès public est également indispensable pour rassurer l’utilisateur contre le risque d’autonomie insuffisante.

C’est la raison pour laquelle les Pouvoirs publics ont mis en place, dans le cadre du Programme des Investissements d'Avenir, le « Dispositif d’aide au déploiement d’infrastructures de recharge pour les véhicules électriques ou hybrides rechargeables » (IRVE), destiné aux collectivités et porté par l’ADEME.

En Occitanie, 1 247 bornes seront ainsi implantées d’ici fin 2017 sur l’ensemble des 13 départements.

Le positionnement de ces bornes de recharge doit être réfléchi de façon à mailler le territoire, chaque station devant contribuer à l’édification du réseau national et européen d’infrastructures de recharge.

Les projets doivent également présenter un niveau d’interopérabilité satisfaisant, permettant à l’abonné d’utiliser toutes les bornes, quel que soit l’opérateur.

En Occitanie, 9 syndicats départementaux de l’énergie ainsi que les Métropoles de Montpellier et de Toulouse ont décidé de s’associer pour l’acquisition, la pose, l’interopérabilité et la maintenance des bornes, via un appel d’offre commun.

Pour des raisons de calendrier, les 4 autres syndicats de l’énergie ont géré seuls leur appel d’offre. Toutefois, ces différents acteurs entretiennent des échanges techniques réguliers.

A ce jour, les travaux d’installation sont engagés dans la plupart des départements de la région.

Point d'actualité (PDF - 709.1Ko) (Mai 2017).

Agrandir la carte (JPEG - 239.3Ko)

Choisir et utiliser son véhicule

Il est parfois difficile de se passer de sa voiture.
Cela ne signifie pas pour autant que nous ne pouvons rien faire pour diminuer nos impacts sur l’environnement.
Des choix et des comportements plus responsables peuvent faire évoluer la situation dans le bon sens : adopter l'éco-conduite, bien choisir son véhicule, rouler plus responsable, entretenir son véhicule.


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